Quand il se met à pleuvoir, la première réaction est de se demander : quand est-ce que ça va bien pouvoir s’arrêter ?

Rares sont les personnes qui se posent cette question : où la pluie s’arrête-t-elle ? Car elle prend forcément fin quelque part !

Très récemment, sur le chemin des vacances, j’ai dû parcourir près de 500 km d’autoroute pour arriver à destination. C’était un jour mi-ensoleillé mi-pluvieux, où la pluie jouait à cache-cache avec nous. Tantôt elle entourait la route et la voiture, tantôt des rideaux d’eau perçaient les nuages à plusieurs kilomètres de là, eux-mêmes entourés de rayons de soleil.

Cette vision inhabituelle, alliée à une perception spatiale de la pluie plutôt que temporelle, m’a apporté un angle nouveau sur une question récurrente du développement personnel : suis-je maître de mon destin ? Puis-je librement orienter ma vie dans la direction que je souhaite ou dois-je subir les aléas de la vie, les contingences, les désidérata d’autrui, les éléments ?

Après la pluie, le beau temps… ou simultanément la pluie et le beau temps ? Quand il se met à pleuvoir, nous nous sentons généralement coincés en dessous, obligés d’attendre que ça passe. Nous subissons, passifs. Nous pestons, nous râlons contre le mauvais temps, nous annulons notre balade à vélo ou notre barbecue, etc. Pourtant, il suffit parfois de bouger d’un kilomètre, voire d’une centaine de mètres, voire d’un seul petit mètre pour en sortir ! Eh oui, la pluie s’arrête toujours quelque part, le rideau s’interrompt forcément à un endroit précis du nuage, et le nuage a obligatoirement ses propres limites.

Ainsi va la vie : au lieu de subir une situation négative, de croire qu’il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre, nous avons toujours le choix de bouger (physiquement ou mentalement). Car parfois la solution se trouve à portée de main, et il suffit d’un pas de côté pour sortir de l’embarras. Ici la pluie, là-bas le soleil : est-ce que je choisis de maudire la pluie, de maudire ceux qui profitent du soleil, ou prends-je mon courage et mon destin en main pour les rejoindre ?

Cela demande des petits efforts : cesser de ne voir que les aspects négatifs de la vie (le soleil est forcément quelque part), cesser de généraliser (il pleut ici donc il pleut partout), cesser de râler (parce que c’est mauvais pour la santé et le karma), calculer le rapport coût/bénéfice de l’inaction, décider de bouger puis agir (dépenser un peu d’énergie maintenant en vue d’en gagner plus par la suite). Et plus nous prenons l’habitude de faire ces efforts, plus ils deviennent faciles et naturels, et moins nous subissons.

Souvenez-vous : souvent, une toute petite action suffit à mettre fin à une situation toxique. N’attendez pas qu’elle passe, ne vous contentez pas d’y réfléchir, faites le premier pas. (Citations positives : L’action est la mère du succès. Il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie.)

Enfin, en cas de déluge, bénissez la pluie : elle hydrate la terre, fait pousser les plantes, rafraîchit l’atmosphère, produit des arcs-en-ciel, etc. Si vous n’avez pas la possibilité d’aller au soleil, baladez-vous en esprit, faites griller vos brochettes dans le four de la cuisine… ou allez à la piscine ! 😉

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